Voyage

Bientôt au Botswana ?

(12 mars 2010)

objectif-nature-2

Petite remarque personnelle : je me prépare à aller faire un safari photo au Botswana (le pays du safari africain ultime depuis que l’Afrique de l’Est voit les touristes déferler – relativement quand-même). Le voyage est organisé par Objectif Nature (fiche), est accompagné par Laurent Baheux, photographe pro accompli en photo sportive dont j’aime beaucoup le travail personnel sur l’Afrique et les animaux que certains auront pu voir l’an dernier au festival de Montier-en-Der. Je suis impatient de faire sa connaissance autour d’un sujet comme les chutes Victoria ou la faune sauvage du delta de l’Okavango.

Ne manquez pas de passer sur le site de Laurent Baheux. Si vous êtes attiré, Corinne d’Objectif Nature me signale qu’il y a encore des places pour le départ du 24 avril. N’hésitez pas à la contacter de ma part et peut-être nous y retrouverons-nous ?

Sanho présente un mange-cartes de 640Go

(5 mars 2010)

HyperDrive Album

HyperDrive Album

Toutes ces dernières années, j’ai fermement recommandé les videurs de cartes mémoire de Sanho. A l’évidence, ils sont basés sur une technologie de grande qualité qui apporte des avantages comme :

  • Super rapide en copie de cartes mémoire sur le disque interne
  • Superbe autonomie
  • Compatibilité avec de nombreux formats de cartes mémoire Flash

Maintenant, Sanho lance un nouveau produit (ou plutôt une nouvelle gamme), le HyperDrive Album, et il a l’air bien attirant :

  • 2Go par minute en vidage de carte, y compris la vérification des données
  • Configuration à 640Go pour $599.00/440€HT (ou 160Go pour $349.00/257€HT et tous les intermédiaires)
  • Affichage 4,8″ (résolution de 800 x 480)
  • 200Go de transferts entre deux charges de batterie
  • Compatibilité avec le nouveau format SDXC de cartes Flash (et tous les formats plus courants)

Vous pouvez courir chez HyperShop.com pour vous équiper.

Hyperdrive Album

Hyperdrive Album

Une pince, une rotule, un vélo : des photos

(16 février 2010)

Pourquoi se priver ? Manfrotto propose une pince qui peut se fixer sur des tubes alors pourquoi ne pas fixer un appareil photo sur votre vélo ?

Voilà un cyclotouriste (Vincent Burgeon) qui équipe son Brompton avec un boitier reflex solidement fixé. Il en résulte un intéressant article décrivant la manip’ sur www.UrbanBike.com.

Un Canon sur la fourche

Merci Xtian pour le lien.

Sauvez un appareil ou un objectif noyé

(29 janvier 2010)

Vous avez laissé tomber votre appareil photo ou un objectif dans l’eau ; que faire s’il n’est pas spécialement protégé ou tropicalisé ?

La première chose à faire est de le débarrasser de toute source d’électricité. L’électricité fait des tas de vilaines choses avec le métal et l’électronique. Donc, retirez les batteries tout de suite. Vous allez pouvoir les sécher séparément, mais prévoyez que vous aurez peut-être besoin de racheter de nouvelles batteries (la forte humidité de la noyade risque de beaucoup les dégrader même si elles survivent).

Riz long grain - Copyright © 2007 David Monniaux

Riz long grain - Copyright © 2007 David Monniaux

Ensuite, il faut sécher l’appareil. Le plus possible. Tout d’abord, utilisez une éponge, puis du papier absorbant (éventuellement du papier toilette que vous trouverez à peu près partout dans le monde). Essayez d’égoutter un peu l’appareil (si vous le secouez, ne le laissez pas tomber).

Après cela vous pourrez utiliser un peu de chaleur. L’eau s’évaporera plus facilement à température tiède dans un air sec. Évitez absolument de laisser l’appareil sur un radiateur ou sous un fer à repasser. Mais quelques heures dans une pièce chaude…

Mais cela ne suffira peut-être pas. Il sera alors temps de finir en plongeant votre appareil dans un sac de riz cru. C’est à peu près le même truc qui est utilisé avec le sel de cuisine : une poignée de riz blanc capte l’humidité du sel. Votre appareil dans un sac de riz cru pendant une petite semaine, ce n’est pas très élégant, mais c’est bon marché pour finir le séchage.

Ensuite seulement, vous pourrez essayer de remettre la batterie. Il n’y a pas garantie que ça marchera, mais vous aurez augmenté vos possibilités de réussite.

Réponses Photo voyage

(17 janvier 2010)

A remarquer, en cette période calme de nouveautés photographiques, le magazine français Réponses Photo vient de publier un numéro à garder : spécial Voyages (n° 215 -février 2010). Vous y trouverez de beaux articles sur le voyage et la photo en voyage. Les photos comme les articles sont à voir. Tous les photographes voyageurs y trouveront de quoi progresser et s’améliorer.

Parallèlement, pour les anglicistes, je veux signaler le petit article de Photofocus intitulé Nature Photography Planning List qui nous présente une check-list pour préparer un voyage de photographie nature.

  • Choisir sa destination
  • Faire attention au temps et à la météo
  • Organiser les transports sur place
  • Choisir son équipement en fonction de la destination
  • Se fixer des buts (comme si on avait un contrat pro)

Voyages photo, suite

(4 janvier 2010)

Je n’étais apparemment pas le seul à m’inquiéter de notre manière de voyager en tant que photographes. J’ai trouvé cet intéressant article (en anglais) dans Photofocus (Traveling? Better Get a UPS Account).

Nous sommes face à un panorama qui évolue rapidement, mais j’y ai noté trois remarques ou conseils à noter :

  1. Si vous voyagez vers les USA, n’espérez pas emporter le moindre bagage en cabine. J’insistais sur le respect des consignes de poids imposées par les compagnies, mais Scott franchit un pas de plus…
  2. Voler à l’intérieur des USA ne garantit même pas que vos bagages seront autorisés vous accompagner en cabine.
  3. Prenez un compte chez UPS. C’est proprement effrayant mais nous arrivons peut-être au point où le matériel photo ne pourra plus être transporté que par UPS, DHL, Fedex, etc. (les bagages en soute sont si souvent/facilement volés et manipulés encore plus violemment que les colis UPS). Avoir un compte chez l’un de ces transporteurs rapides aide à obtenir un service de qualité. Et c’est gratuit.

Être photographe est vraiment en train de devenir une plaie. Vous étiez souvent considéré comme un terroriste potentiel simplement pour avoir pointé votre appareil sur un monument public.

La solution ? Aujourd’hui, il se pourrait bien que le simple voyage devienne impossible au photographe.

Les conséquences du pirate de Noël sur les voyages photo

(30 décembre 2009)

Vous savez maintenant tous qu’un récent vol Amsterdam-Detroit a manqué de peu d’être détruit en vol par un nigérian du nom de Umar Farouk Abdulmutallab. Cet individu a semble-t-il essayé d’allumer un explosif à base de penthrite en l’arrosant d’un acide. Les réactions ont été diverses, mais dans l’ensemble -comme on pouvait s’y attendre- les consignes de sécurité sont déjà en cours de révision et certaines peuvent avoir des conséquences sur les voyageurs qui emportent du matériel photo. Les plus prévisibles (et parfois déjà confirmées) sont :

Canon-man at Landvetter Airport - by Mescon

Canon-man at Landvetter Airport - by Mescon

  • Plus que jamais, l’emploi d’un appareil électronique est interdit dans les phases de décollage et d’atterrissage des avions. Cela implique que la photo (utilisant un appareil électronique) est exclue.
  • Les règles de poids concernant les bagages cabine sont appliquées avec encore plus de rigidité qu’auparavant : les conseils pour vos bagages donnés auparavant restent valables, mais la flexibilité a pratiquement disparu dans beaucoup de compagnies aériennes. Prévoyez de voyager léger ou reportez votre vol à une date ultérieure.
  • Pendant la dernière heure de vol, même un livre ou un couverture est interdit sur vos genoux. Ne pensez donc pas occuper ce temps avec une revue photo ou un ouvrage de Philip Plisson.
  • De nombreux produits restent interdits en avion. Tenez-vous à carreau : pas de bombe d’air comprimé, pas de liquides (nettoyants de capteur ou solvants ou autre devront aller proprement en soute ; et limitez-vous à de petite quantités pour plus de précautions).
  • Le personnel de bord est généralement obligé de couper les appareils électroniques de bord comme les téléphones et les réseaux WiFi (que l’on commençait à voir apparaître sur certains vols). Donc, ne comptez pas transmettre des images en vol ; cela devient impossible sur des vols de moins de 90 minutes, de moins en moins probable autrement. [1]
  • Par contre, les mesures de contrôle de l’identité ne semblent pas devoir influencer spécialement les voyages photo (si vous êtes en règle, bien sûr).

Rappelons enfin que les pays considérés comme appartenant actuellement à la « zone à risque » par le Ministère des Affaires Étrangères sont le Yémen, la Syrie, le Pakistan, l’Iran, l’Afghanistan, l’Algérie et le Mali (source : Le Monde). Par ailleurs, la liste complète des pays dont la TSA (Transportation Security Administration) considère que la simple présence d’un passeport comme méritant contrôle renforcé est paru sur Internet et elle contient : Cuba, Iran, Corée du Nord, Libye, Syrie, Soudan, Afghanistan, Liban, Somalie, Irak, Yémen et Algérie. Le transit par ces pays ne peut qu’augmenter ou intensifier les contrôles et les mesures de sécurité qui pèsent sur les voyageurs.

On comptait sur le calme relatif de ces derniers mois pour voir se généraliser les mesures raisonnables comme celles de l’Australie qui se préparait à relacher les règles applicables à la présence de petits objets tranchants dans les bagages cabine. Mais il semble que le contraire soit en train de se mettre en place et que les conditions vont encore se renforcer. A quand le voyage aérien en tenue d’Eve et d’Adam tel que suggéré en 2006 par une publicité Ryan Air ?

ryan_air_fly_naked

Comment un phoque a essayé de nourrir Paul Nicklen

(28 novembre 2009)


YouTube link

Le léopard de mer est un prédateur impressionnant (observez sa taille sur les photos) et il est parfaitement adapté à son environnement (bien plus qu’un homme dans une combinaison de plongée). Mais celui-ci, après avoir fait quelques démonstrations d’intimidation, non seulement a laissé Paul Nicklen, photographe pour le National Geographic, lui tirer le portrait, mais a aussi essayé de le nourrir en lui apportant des manchots vivants ou à moitié morts.

Festival de Montier-en-Der 2009

(17 novembre 2009)

N’oubliez pas le prochain festival de la photo animalière à Montier-en-Der, du 19 au 22 novembre 2009.


http://www.festiphoto-montier.org/

Photo de montagne depuis un avion léger

(4 novembre 2009)

Dorje-Lapka

Dorje-Lapka

Quand vous vous trouvez dans un avion ou un avion léger en vol à proximité de montagnes, il est tentant de prendre des photos ; mais les conditions sont très difficiles pour le photographe. Les pièges sont nombreux et le résultat est toujours en danger de perdre beaucoup en qualité.

Par exemple, les problèmes peuvent être :

  1. La présence d’obstacles
  2. La turbulence atmosphérique
  3. Le voile atmosphérique
  4. Les vibrations de l’avion
  5. Les limitations optiques du hublot

Tout d’abord, il convient d’être assis à proximité d’un hublot (du bon côté) et de ne pas avoir l’aile ou un moteur obstruant une partie de la vue. Choisissez votre siège dès le départ ou négociez poliment avec le passager le mieux assis.

Les moteurs de l’avion provoquent de turbulences importantes qui sont très perceptibles juste derrière eux. Asseyez suffisamment à l’avant (les places les moins chères sont souvent à l’arrière).

L’humidité de l’air et la poussière sont moins problématiques en altitude qu’au niveau du sol, mais vous allez sans doute vouloir photographier des paysages qui sont à une grande distance. Seuls les jours de ciel très clair sont acceptables parce qu’il garantissent un voile atmosphérique seulement léger. Il est même largement préférable de tenter sa chance au petit matin (la lumière est meilleure) pour profiter d’une plus faible condensation atmosphérique. La chance doit être avec vous (la persévérance peut compenser).


Melungtse - avec filtre polarisant

Melungtse - avec filtre polarisant et correction Photoshop

Melungtse - sans filtre polarisant

Melungtse - sans filtre polarisant, mais effet du hublot

Un avion (surtout un petit avion), cela vibre. Pas autant qu’un hélicoptère, mais ça vibre terriblement ! Donc, adoptez une vitesse de déclenchement élevée. Pire : ces fréquences de vibration ne sont guère compensées par le stabilisateur de votre boîtier ou votre objectif prévu pour compenser les mouvements du photographe. Pour un objectif de 80mm, je conseille de rester plus rapide que 1/200 s ; pour un 35mm, plus rapide que 1/100 s. Vous aurez sans doute besoin de monter un peu en ISO à cause de cela.

Mais le plus gros obstacle risque d’être le hublot. Rien à faire : ce n’est pas un filtre photographique neutre. Il assombrit l’image de manière irrégulière, il est peu compatible avec les filtres polarisants (dérive des couleurs et dégradés forcés dans le ciel), il est rarement exempt de rayures et de tâches (celles de l’intérieur peuvent être lavées soigneusement, mais à l’extérieur…)

(Lire la suite…)

Protégé contre le vol, un appareil moche

(20 octobre 2009)

Voilà bien une idée surprenante : Rendez votre appareil coûteux si moche que personne ne voudra plus le voler.

appareil_moche

C’est la version extrémiste d’une solution que j’utilise déjà : pour réduire les risques de vol, vous pouvez utiliser du gaffer pour couvrir toutes les marques distinctives et tous les logos de votre appareil photo. Votre reflex reste gros, mais il en devient nettement moins reconnaissable. Et cela a aussi l’avantage de vous permettre de bloquer les molettes, les capots et autres boutons qui ont trop tendance à bouger quand vous ne le voulez pas.

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Truc à retenir par tout voyageur photo.

La photo animalière facile

(19 octobre 2009)

Ce n’est pas toujours facile de photographier les animaux les plus rares, comme un léopard de Chine du Nord (Panthera pardus japonensis). Ces photographes ont trouvé la solution dans le zoo Hagenbeck à Hamburg (Allemagne).

(Joern Pollex/Getty Images)

(Joern Pollex/Getty Images)

Parfois, la photo animalière rencontre la photo pour magazines people.

Passer la douane avec un sac photo

(18 octobre 2009)

douane

Quand vous voyagez à l’étranger pour satisfaire simultanément vos désirs d’exotisme et de photographie,vous êtes facilement confronté à un obstacle très notable : passer la douane et/ou les contrôles d’embarquement en aéroport. Il y a pourtant quelques trucs à garder à l’esprit pour aider à en faire une expérience facile, sinon agréable. Voici les miens :

  • Mettez dans votre sac cabine tout ce qui est vraiment fragile, mais seulement cela : vos objectifs sont fragiles, pas votre trépied.
  • Assurez-vous que les appareils ont tous leurs batteries chargées (pour pouvoir immédiatement prouver que ce ne sont pas des bombes lors d’un contrôle).
  • Si vous utilisez encore du film, demandez pour eux une fouille manuelle pour éviter de les voir voilés par une machine à rayons X.
  • Ayez dans la poche toutes les factures (pas dans le sac pour limiter les risques en cas de vol toujours possible). Les douanes veulent une preuve d’achat et de paiement des taxes et TVA. Cela vous épargnera bien des ennuis.
  • Évitez d’ajouter une paire de cartes mémoire achetées sous le comptoir dans un pays douteux et pour lesquelles la TVA n’a pas été acquittée. On a vu des douaniers en devenir suspicieux et ensuite particulièrement tatillons. Vos achats à bon compte se feront un autre jour… quand vous aurez moins de matos sensible.
  • A l’enregistrement, demandez poliment si vous pouvez garder le sac en cabine (prenez l’initiative, n’attendez pas ; souriez, soyez poli). Faites tout pour que le sac ait l’air petit et léger (tenez-vous droit, les épaules dressées, le sac légèrement pendu à une seule épaule, comme s’il était vide). Si c’est accepté vous avez gagné.
  • Sinon, informez poliment votre interlocuteur que le sac contient du matériel de grande valeur. A l’extrême, soyez prêt à demander le prix d’une assurance pour le couvrir pendant le transport (cette dernière solution suffira souvent à relâcher la pression si la confrontation a duré un peu).
  • Dans certains pays ou sur certains vols courts, il peut être possible (parfois nécessaire sur un avion vraiment petit) d’acheter une place vide pour quelques sacs lourds (à partager entre photographes).
  • Quel que soit son poids, votre sac photo doit tenir dans les dimensions limite de cabine (115 cm par addition de chaque côté), cela facilite la conversation sur le poids.
  • Ne volez jamais sur des compagnies qui ne négocient jamais sur la limite de poids du bagage cabine. La liste évolue avec le temps, mais deux compagnies sortent ud lot : British Airways a l’air d’être le cauchemar du bagage lourd (pas plus de 5 kg en cabine, même avec une carte professionnelle et un pré-enregistrement organisé au comptoir de service pro) et RyanAir (comme certaines compagnies low cost) trouvent tous les moyens pour faire payer une sur-taxe au passager. Dans tous les cas, vérifiez par avance avec la compagnie aérienne (une lettre du siège de l’entreprise aide parfois) et avec votre agence de voyage (s’ils sont spécialisés dans le voyage photo).
  • Soyez toujours poli. Souvenez-vous que la personne en face de vous a le pouvoir de briser votre voyage photo. Alors, ne craquez jamais…

Avec ça, il est plus facile de voyager pour faire des photos. Avez-vous vos propres trucs à partager ?

Gros raté de photo de nature

(6 octobre 2009)

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Voyage au Népal

(6 septembre 2009)

Etendues SauvagesPour ceux qui rêvent de rencontrer le rhinocéros unicorne, le tigre ou les éléphants sauvages, il y a le voyage de 14 jours organisé au Népal par Étendues Sauvages et Alain Pons.

UNE SEMAINE EN LODGE DANS LE PARC NATIONAL DE BARDIA.
SAFARIS A DOS D’ÉLÉPHANT, EN JEEP, A PIED AVEC AFFÛTS ET TOURS D’OBSERVATION.
DESCENTE DU KARNALI EN RAFT ET NUIT EN BIVOUAC.

Je sais qu’il reste encore des places (je n’ai pas tout pris pour moi-même), je sais que le guide-photographe (Alain) est très compétent et très sympa, je connais déjà certains participants et l’ambiance devraient être très photographique avec d’agréables compagnons de voyage.

Photographes naturalistes, taisez-vous !

(19 août 2009)

On vient d’apprendre par une une étude scientifique que les écotouristes (et les photographes naturalistes comme vous et moi tombent bien dans cette catégorie) sont bien plus perturbants pour la faune sauvage que ce que l’on pensait jusqu’ici. Comme écrit dans New Scientist, « Le son d’une conversation même calme a poussé les oiseaux [des hoatzins en forêt amazonienne] à pousser des cris et à déféquer – un réponse de défense courante – depuis des distances plus importantes que lors d’approches parfaitement silencieuses. »

Donc, si vous voulez faire une bonne photo, si vous voulez limiter votre impact sur la Nature quand vous prenez vos photos, arrêtez de parler, concentrez-vous sur l’image à prendre et pensez d’abord à ne pas affoler vos modèles. Est-ce que cela ne devrait pas être la manière la plus naturelle de faire de la photo animalière ?

Hoatzins
Creative Commons License photo credit: Veronique Debord

Photographie en forêt

(2 juillet 2009)

Parfois, par le passé, je m’étais demandé si ce ne serait pas difficile de faire des photos d’animaux en forêt. Quand je me suis rendu en Amazonie, j’ai pu constater que c’est beaucoup plus dur qu’ailleurs (et en particulier plus dur que dans le Pantanal brésilien).

Les obstacles :

  • Les animaux sont haut dans les arbres (presque jamais au sol), donc très très loin du photographe. Il faut un téléobjectif avec une stabilisation efficace.
  • Les animaux sont souvent à contre-jour sur fond de ciel (tout devient gris, même l’oiseau le plus coloré comme le toucan toco ci-dessous)
  • Il est parfois difficile de pénétrer dans le couvert, mais il faut le traverser pour trouver les clairières (par contre, on peut utiliser les rives d’un fleuve)

Rendez-vous compte sur cette vidéo trouvée sur Internet.

Il ne reste plus qu’à être conscient des difficultés, à les prendre en compte dans l’équipement que l’on emporte (télé, trépied, monopode, bonnes chaussures, etc.) et en restant attention à contourner les obstacles (éviter de se mettre à contre-jour, utiliser les modes High-Dynamic de l’appareil photo reflex, etc.)


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