MalgrĂ© tous les aspects positifs que l’on peut trouver Ă un appareil photo pas cher, un photographe qui dĂ©clenche beaucoup finira toujours par rencontrer les limites de son matĂ©riel. Un jour ou l’autre, pour de bonnes raisons, vous rechercherez une bĂȘte de course pour en faire plus, n’est-ce pas ?
Tout d’abord, les appareils pas chers sont fabriquĂ©s avec des mĂ©thodes parfaitement adaptĂ©es Ă leur prix : mĂȘme si les reflex bon marchĂ©s sont plutĂŽt solides, il est vrai qu’ils ne jouent pas dans la mĂȘme catĂ©gorie que les appareils expert ou les reflex pro, en matiĂšre de soliditĂ©. Si vous laissez tomber votre reflex, cela fera une diffĂ©rence absolument considĂ©rable.
De plus, il y a des endroits oĂč vous ne voulez pas voir de plastique dans la conception de votre appareil photo. Par exemple, la monture d’objectif doit tenir le dit objectif et, si vous changez souvent de caillou, son usure peut ĂȘtre plus importante pour du plastique que pour une monture tout mĂ©tal. La premiĂšre conviendra Ă un zoom trans-standard qui est laissĂ© en place presque toute la vie de l’appareil, mais si vous avez une panoplie d’objectifs avec lesquels vous jouez les permutations, une monture mĂ©tal est vivement recommandĂ©e. Et puis, si vous montez un gros tĂ©lĂ©, prenez l’habitude de ne pas tenir l’ensemble par le boitier, les efforts appliquĂ©s sur la monture par le porte-Ă -faux pourraient d’autant plus facilement la dĂ©former qu’elle est dans une matiĂšre peu noble.
Il faut aussi reconnaĂźtre que les appareils photo les plus chers viennent avec des Ă©quipements utiles comme un Ă©cran LCD plus grand, et qui n’apprĂ©cierait pas le confort supplĂ©mentaire ainsi apportĂ© lorsque l’on veut consulter les photos ou changer les options de configuration ?
MĂȘme si vous n’ĂȘtes pas attirĂ© par le seul confort, il ne faut pas oublier que la haute rĂ©solution n’arrive qu’Ă travers des produits haut de gamme (le prix du capteur reste un Ă©lĂ©ment incontournable dans celui de l’appareil complet). N’espĂ©rez pas le meilleur de la technologie d’aujourd’hui en matiĂšre de capteurs numĂ©riques sur moins que les meilleurs appareils (ou les plus chers). Cela est valide aussi pour la vitesse : il vous faudra payer pour avoir un dĂ©clencheur rapide, des rafales serrĂ©es, et de la puissance de calcul (tous Ă©lĂ©ments qui seront requis pour la photo sportive, l’animalier dans pleine nature, ou la correction de bruit par des algorithmes complexes).
Mais il ne faut mĂȘme pas s’arrĂȘter lĂ . Certaines fonctionnalitĂ©s sont rarement (ou jamais) prĂ©sentes en entrĂ©e de gamme. Pensez au bouton poussoir de contrĂŽle de la profondeur de champ, par exemple. De mĂȘme, les meilleurs viseurs ne sont prĂ©sents que derriĂšre la plus grosse Ă©tiquette.
Bien sĂ»r, ce sont des fonctionnalitĂ©s importantes, mais il y a aussi les gadgets (ou les fonctionnalitĂ©s utiles mais moins utilisĂ©es, si vous prĂ©fĂ©rez). En photo de studio, en concert, ou pour photographier des animaux au coucher de soleil, vous apprĂ©cierez le pilotage de flash, les modes manuels ou super-spĂ©ciaux de commande de l’exposition ou de la mise au point. Cela donne des appareils plus chers mais objectivement meilleurs et qui mĂ©ritent l’argent que l’on y investit.
Alors, il viendra un point oĂč vous en voudrez plus que vous n’avez aujourd’hui. A ce moment, un appareil photo reflex expert ou du matos de pro deviendra votre cible naturelle. NĂ©gociez le budget avec le ministre des finances (ou votre patron), puis profitez Ă fond de nouvel horizon qui s’Ă©tend devant vous.