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Richard Mosse

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Mon premier contact avec Richard Mosse a eu lieu par l’intermédiaire de sa série « Infra » d’images outrageusement colorées du Nord Kivu (à l’est de la République démocratique du Congo), de ses habitants, de ses soldats et de ses camps de réfugiés. Je la recommande vivement à votre regard attentif, mais ce qui m’a réellement arrêté fut la série « Nomads » : prises en Irak en mars 2009, ces photos (y compris celle qui apparait ci-dessus) étalent publiquement mais indirectement l’expression de la violence que l’on trouve dans ce pays. Elles sont à la fois un documentaire et la collection personnelle des sentiments assemblés dans les images elles-mêmes. Il n’y a plus besoin de montrer l’action militaire sur la surface de l’image pour rendre évidente la violence qui s’y est inscrite.

YLP : Quelle est votre pire faiblesse de photographe et comment vous efforcez-vous de la corriger ?

R : Photographier les gens. Le faire me rend si nerveux que j’en commence à transpirer. Je ne peux pas m’en empêcher, mais s’il le fallait vraiment je prendrais sans doute un Valium.

Après tout, être honnête et disposer du sens de l’humour sont deux atouts pour chacun, mais pour un photographe aussi.

Quasi-simultanément à la parution de cette présentation de portfolio sur YLovePhoto, un autre très grand tirage provenant de la série « Nomads » de Richard Mosse sera exposé à Paris Photo (18-21 nov. 2010, au Carrousel du Louvre à Paris). Il fait partie de la présentation de la galerie The Empty Quarter (l’une des 100 galeries et publications qui y sont offertes aux yeux des visiteurs).

Si vous êtes à Paris à cette époque de l’année, il serait bon de vous y arrêter pour prendre le temps de visiter les diverses expositions du « Mois de la Photo » réparties dans tout Paris. Il n’y a pas de meilleur moment pour flâner dans Paris pour un amateur (ou un collectionneur) de photo.